Tradicionalmente, o sector das análises clínicas em França, Espanha, Itália, Portugal e nos países onde estes tiveram influência, por exemplo, Marrocos, Argélia, Venezuela, Chile, Etiópia, Líbia, Brasil, Angola, assenta num sistema com bastantes semelhanças entre si, marcado por uma forte intervenção dos farmacêuticos (no início, a Farmácia desempenhou um papel importante no desenvolvimento da "arte" e muitos laboratórios nasceram como anexos de Farmácias) especialistas em análises clínicas.
Já não é a primeira vez que os
franceses usam Portugal como exemplo a não seguir em matéria de evolução do sector das análises clínicas.
Agora, a propósito da inconcebível degeneração do sistema que este Governo está prestes a aprovar,
eliminando a classe dos técnicos de análises, quadros médios, necessários, e equiparando-os a técnicos superiores de saúde, desnecessários, levou algumas proeminentes figuras do sector a enviar missivas à nossa Ministra da Saúde:
Jean-Pierre Molgatini, Presidente da "
Confédération des Biologistes Europées":
«
Madame la Ministre
Prenant connaissance des projets de réforme de la Biologie Médicale au Portugal, la Confédération des Biologistes Européens (CBE) que je préside, tient à réaffirmer fermement le caractère médical de notre profession de biologiste médical, directeur de laboratoire d'analyses de biologie clinique.
Ce rôle nécessite en effet une formation d'un minimum de neuf années, telle que définie et reconnue par l'European Community Confederation Clinical Chemistry and Laboratory Medicine (EC4LM) et les autorités européennes.
Tout autre professionnel (technicien ou autre) travaillant dans un laboratoire ne peut exercer que sous le contrôle direct du "Biologiste Médical", qu'il soit médecin ou pharmacien, ainsi que la France vient de le légiférer.»
Simone Zérah, Présidente du comité « Profession » EFCC et Présidente de la commission du Registre EC4, cosignée par le Pr. Jean Gérard Gobert, Président de la Fédération nationale des Syndicats de Biologistes Hospitaliers et hospitalo-universitaires, le Pr. Jean-Luc Wautier, Président du Syndicat National des Médecins Biologistes des CHU, Thomas Nenninger, Président du syndicat des jeunes biologistes médicaux et par Jean Benoit, Président du Syndicat des Biologistes, Président de la fédération Euro Méditerranéenne des laboratoires de biologie, Vice-président de l’Union Nationale des Professions de Santé, dont voici des extraits :
«
Aujourd’hui nous avons évolué vers une biologie purement analytique, plus coûteuse et de moindre efficacité pour les patients une biologie médicale qui s’attache à la pertinence des examens biologiques pratiqués, à la fiabilité de l’ensemble des phases de ces examens (pré-analytique, analytique et post-analytique) et à l’efficience de la discipline (notamment en maîtrisant les volumes de prescription).
La France a choisi des professionnels très qualifiés pour le rôle de Biologiste Médical: les médecins biologistes et les pharmaciens biologistes, titulaires d´un titre de Spécialiste en Biologie Médicale. (Ordonnance no 2010-49 du 13 janvier 2010) et l’analyse de biologie est devenue un examen de biologie médicale qui est un véritable acte médical.
Dans toute l´Europe, la différence entre techniciens et Spécialistes en Biologie Médicale est bien définie. Les laboratoires de biologie médicale, qu’ils soient privés ou publics, sont dirigés par un biologiste médical (biologiste-responsable). Le biologiste médical bénéficie des règles d’indépendance professionnelle reconnues au médecin et au pharmacien dans le code de déontologie qui leur est applicable.
Notre but est de défendre la qualité de notre profession en médecine de laboratoire et de répondre aux souhaits de la Directive Européenne sur les qualifications professionnelles :« …Il est indispensable pour les professionnels de pouvoir justifier d’un niveau de qualification suffisant, afin que le citoyen bénéficie d’une prestation de soins comparable quels que soient la nationalité du professionnel et le pays dans lequel il exerce.»
Lamentável.